Carmencita, de Laberte et Magnié, luthiers à Mirecourt
acoustique jazz fabriquée à Mirecourt, entre 1931 et 1946, par Laberte et Magnié.
C'est un modèle dérivé d'un modèle classique, mais avec un pan coupé. A noter que toutes les guitares fabriquées par Laberte et Magnié semblaient s'appeler Carmencita...
Elle a fait l'objet d'un projet de restauration avorté. Je reprends donc la suite de ce projet.
1- Mise à nu


Le cordier d'origine sera probablement remplacé par un cordier plus fonctionnel, tant pis pour l'orthodoxie "luthique". Celui là n'est vraiment pas beau, et, de plus il n'est pas forcément facile de trouver des cordes neuves avec boucle, elles sont plutot livrées avec des perles métalliques, Les trous des vis abandonnés seront rebouchés avec des cure-dents enduits de colle blanche avant ponçage.
Vue de la tête, assez étroite, mais dont la forme est très inspirée par
celle d'une guitare classique. Au cas ou je choisirais de radiusser un
peu la touche, je changerais le sillet pour de l'os ou de l'ivoire.
Les mécaniques d'origine ont été démontées, et seront remplacées, car dépareillées.

Le vernis nitro-cellulose assez dégradé, il n'est pas possible de le laisser dans un tel état, d'autant que la table a déjà été poncée. Il sera donc poncé soigneusement.
L'ensemble de l'éclisse ne présente aucune avarie.
L'ensemble de l'éclisse ne présente aucune avarie.
2- Ponçage et rebouchage





La partie la plus délicate, la réparation des éclats de bois de la touche.
J'ai choisi une pate à bois bi-composants de chez Leroy-Rama.
Je viens de recevoir les frettes (merci mes petits chinois, qui, des fois, ne m'arnaquent pas...). Elles ont l'air véritables, et font la bonne longueur...On progresse.


Une vue du manche recollé, sans le sillet, que j'ai pris soin de nettoyer et de poncer, et comme il est en os, je vais le garder, finalement.
Vue de la protection des traits de scie du frettage, pour éviter le les combler avec la pâte à bois.
4- Imprégnation du bois...et la suite des frettes.



Enfin, le chat-luthier en plein effort.
5- Fin du traitement du bois...et fin des frettes.





6- Fin des haricots. La Carmencita a retrouvé une seconde jeunesse
J'ai finalement remonté un cordier en tôle emboutie, qui ressemble beaucoup à ceux qui équipaient certaines guitares anciennes de ce type. J'ai cannibalisé une autre guitare un peu asiatique (une Artisan qui se trouve aussi sur ce blog)
J'ai remis le chevalet d'origine, à cause de la hauteur des cordes, j'avais prévu de mettre un chevalet réglable, mais sa hauteur ne convenait vraiment pas.
Enfin, j'ai monté des cordes extra light 008-038 (asiatiques, aussi...), surtout pour entendre le son de la belle.
Et là, pas déçu du tout. La belle est bien d'un grand cru vosgien...

Et elle attend son nouveau propriétaire...

Parce que, je ne sais plus vraiment quoi en faire, à part de la laisser accrochée au mur de mon atelier...
J'essaierai de me fendre d'une petite video de démo, avant qu'elle parte.
J'ai remis le chevalet d'origine, à cause de la hauteur des cordes, j'avais prévu de mettre un chevalet réglable, mais sa hauteur ne convenait vraiment pas.
Enfin, j'ai monté des cordes extra light 008-038 (asiatiques, aussi...), surtout pour entendre le son de la belle.
Et là, pas déçu du tout. La belle est bien d'un grand cru vosgien...




J'essaierai de me fendre d'une petite video de démo, avant qu'elle parte.
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